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Un air de déjà vu

Il y a quatre ans, quasiment jour pour jour, le ciel se chargeait des fumées provenant des flammes qui ravageaient la Gironde, à une centaine de kilomètres de là.

Avec l’incendie qui consume actuellement le cap Ferret, Biscarrosse et leurs environs, l’histoire se répète. Le sombre nuage est remonté jusqu’à nous depuis le sud accompagné de l’orage, donnant au crépuscule de cette chaude journée mourante une tonalité fort dramatique. L’odeur de brûlé conjuguée à celle de la pluie — le « pétrichor » — rendait l’atmosphère particulièrement lourde.

Je n’imagine pas ce que peuvent ressentir les habitants et vacanciers évacués ni ce que doivent endurer les pompiers, qui se retrouvent parfois au milieu des flammes.